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28 août 2008
Le PNUD contribue à limiter les dégâts du cyclone Gustav

De vastes opérations de nettoyage menées par le gouvernement et la communauté internationale ont permis de réduire la gravité de la situation.
Ces derniers jours, le Coordonnateur de l'assistance humanitaire des Nations Unies Joel Boutroue a tenu compte des dégâts occasionnés par le cyclone Gustav dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince, dont Cité Soleil et Marissant. Le cyclone a provoqué d’importants inondations et glissements de terrain dans le sud du pays et dans certaines zones de Saint-Domingue.

Selon Boutroue, « même si beaucoup de zones ont été inondées, et malgré les pertes tragiques occasionnées en particulier dans le sud du pays, à Port-au-Prince les sinistres ne semblent pas aussi importants que ce que nous avons pu constater par le passé. »

Projet géré par le PNUD, permettant de recycler et transformer les déchets en briques servant à la cuisson des aliments.
Boutroue attribue ces avancées aux projets visant à limiter les inondations dans la capitale. Jusque récemment, des montagnes d’ordures bloquaient les canaux de drainage, empêchant l’écoulement des eaux dans ces quartiers. Aujourd’hui, même si les canaux sont encore bloqués, de vastes opérations de nettoyage menées par le gouvernement et la communauté internationale ont permis de réduire la gravité de la situation. Le PNUD joue un rôle important dans ce domaine, notamment par le biais d’un projet de collecte et de recyclage des ordures dans l’un des plus grands bidonvilles de la capitale. Ce dernier permet de recycler et transformer les déchets en briques servant à la cuisson des aliments.

Boutroue était accompagné du Secrétaire général adjoint de l’ONU et Administrateur associé du PNUD, Ad Melkert, lequel était en visite officielle en Haïti. Lors de son passage, Melkert s’était entretenu avec le président Préval et les ministres du cabinet.  Il a évoqué auprès d'eux le rôle de la communauté internationale dans la lutte contre l’extrême pauvreté en Haïti, et le soutien au relancement du processus de développement après des années de stagnation.

« Il y a selon moi trois domaines essentiels pour le progrès en Haïti : l’emploi, l’énergie et l’environnement », a souligné Merlkert. « A présent, les Haïtiens font face à un chômage important, ils ont un accès limité à l’énergie et la dégradation de leur environnement est considérable. La communauté internationale, de concert avec le gouvernement haïtien, doit investir dans des politiques et des programmes qui mettent toutes ces questions en relations les unes avec les autres, et ce de manière durable. »

L'Administrateur associé du PNUD, Ad Melkert (gauche) et le Coordonnateur de l'assistance humanitaire des Nations Unies Joel Boutroue (droite) inspectant les zones sinistrées sur une carte d'Haïti.
Haïti est souvent touchée par les tempêtes tropicales et les cyclones lors de la “saison  cyclonique” de l’Océan atlantique, laquelle s’étend de juin à novembre chaque année.  Ces tempêtes peuvent infliger des revers considérables aux efforts de développement dans les pays déjà touchés par des défis sociaux, économiques et environnementaux, limitant leur capacité à faire face aux désastres naturels.

En 2004, le passage de l’ouragan Jeanne, en particulier dans la région des Gonaïves, a fait 3000 morts et touché 300 000 haïtiens. Les coûts financiers du cyclone étaient de US$ 265 millions – soit 7% du PNB du pays. 

Le PNUD travaille avec le système national de gestion des risques liés aux catastrophes depuis 1999, lorsque que le cyclone Georges incita le gouvernement à établir un programme national de protection civile.