03 décembre 2008 Solutions conjointes contre pauvreté, crises financière et climatique
L’accent mis sur les technologies nouvelles, les emplois écologiques et les marchés du carbone peut contribuer à la résolution
de la « triple crise »
Poznan, le 2 décembre 2008 : L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD), M. Kemal Derviş, a félicité aujourd’hui les négociateurs participant à la Conférence internationale de suivi
sur le financement du développement de Doha (Qatar) d’avoir répondu à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies et d’être
parvenus à un accord qui réaffirme les engagements internationaux relatifs à la lutte contre la pauvreté mondiale et à la
réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Il a souligné le fait que le document final de Doha, qui réaffirme
la volonté des pays développés d’allouer 0,7 % de leur PNB en tant qu’aide aux pays en développement d’ici 2015, constitue
une étape essentielle de la résolution de ce qu’il a appelé la « triple crise » des turbulences financières, de la pauvreté
mondiale et des changements climatiques. Il a vivement encouragé les pays réunis actuellement à Poznan, pour les négociations
sur les changements climatiques, à concentrer leurs efforts sur les opportunités qui sont créées par les différentes crises
auxquelles nous faisons face.
« Nous devons traiter ces crises non pas séparément mais comme un seul et unique
problème à résoudre globalement, a-t-il noté. L’accroissement des dépenses publiques peut contribuer à la fois au redressement
économique et au progrès en matière de changements climatiques, à condition que nous focalisions notre attention sur les éléments
voulus, notamment les énergies renouvelables et les transports publics. Par ailleurs, une entente mondiale sur le climat
qui établirait effectivement un marché du carbone et un prix du carbone, ainsi que des mécanismes pour acheminer les ressources
vers les pays en développement, dégagerait des financements substantiels en faveur d’une croissance écologique et d’une réduction
de la pauvreté. »
M. Derviş a souligné le rôle que jouent les Nations Unies en appuyant les efforts déployés
par les pays pour juguler ces crises interreliées. « Le PNUD investit dans le « comment » du développement. C’est-à-dire
qu’il aide à renforcer la capacité des pays d’orienter leur économie sur la voie de l’écologisation, de faire face à la volatilité
et à l’incertitude, et d’agir de manière concertée pour réduire la pauvreté. »
« Nous continuerons de travailler
avec les pays à bas revenu pour faire en sorte que leur voix se fasse entendre clairement à la table de négociation, que leurs
besoins soient résolument reflétés dans tout nouveau système financier et que soient renforcée leur capacité d’accéder au
financement du développement et d’en faire usage pour atténuer la pauvreté et pour instaurer un développement économique durable
», a-t-il ajouté.
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