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28 juillet 2008
Réinsertion professionnelle des travailleurs du sexe au Burkina

Ancienne travailleuse du sexe, Fati Bougma a créé son propre stand de boissons
Depuis des années, Fati Bougma travaillait à Ouagadougou en tant que travailleuse du sexe. Elle avait quitté sa ville natale à l’âge de 21 ans, mais choisi ce métier après n’avoir trouvé aucun emploi dans la capitale.

Aujourd’hui, Fati a abandonné ce métier pour créer sa propre entreprise de vente de boissons nommée Wendkuuni, qui signifie « Don de Dieu » en langue nationale moore.

Il y a deux mois, Wendkuuni a pu voir le jour grâce à l’appui du PNUD, en collaboration avec une association locale, Trait d’union des jeunes Burkinabés. « Depuis deux ans », dit-elle, « je ne suis plus travailleuse du sexe et aujourd’hui je gagne convenablement ma vie avec le travail que je fais. Certes, le métier de travailleuse du sexe rapportait mieux mais c’est un métier qui n’a pas d’avenir. Je gagne $ 30 par mois dans mon entreprise et je vais me marier bientôt ».

Depuis 1999, Trait d’union oeuvre pour la réinsertion professionnelle des travailleurs du sexe. Ces actions comprennent : sensibilisation contre le VIH/SIDA ; prévention pour le changement de comportement ; soutien pour l’apprentissage d’un métier ; assistance et orientation vers les services de santé, notamment pour le dépistage; et ouverture de comptes dans les caisses populaires.

Le PNUD apporte un appui technique et financier à l’association depuis 2004 et lui a permis de s’agrandir considérablement. Aujourd’hui, cette dernière sensibilise et dépiste 5 000 travailleurs du sexe ainsi que leurs clients. Elle prépare la réinsertion de 50 travailleurs du sexe provenant du Burkina et de la sous-région.

Pour 2008, le PNUD a mis à la disposition de Trait d’union une enveloppe financière d’environ $ 100 000 pour la poursuite de ses activités dans cinq villes du Burkina Faso : Ouagadougou, Ouahigouya, Koudougou, Pô et Nouna.

Cet appui permettra de continuer à distribuer des kits d’hygiène et à former des animateurs. Le PNUD aide également Trait d’union à trouver de nouvelles sources de financement auprès des bailleurs de fonds.

Pour lutter contre le SIDA, le PNUD assure un appui direct à 146 associations et ONG locales. Cet appui a permis de réduire le taux de prévalence de
6,5% en 2001 à 2.% en 2008.