10 novembre 2008 Gardiennes de prison en Centrafrique
 | | Quatre régisseuses de prison récemment
formées (PNUD/Centrafrique) | Quatre régisseuses et douze gardiennes de prisons formées
à l’Ecole Nationale d’Administration de Magistrature de Bangui ont été mises à la disposition du ministère de la Justice dans
le cadre du Projet d’appui à la sécurité juridique.
Elles ont été officiellement présentées en marge de la cérémonie
de lancement du PRED (Projet de renforcement de l'Etat de droit). L’entrée en fonction d’un personnel féminin qualifié constitue
une première dans l’administration pénitentiaire centrafricaine.
La mise en place d’une administration pénitentiaire
féminine est une innovation qui vient combler un vide administratif pour le respect d’un droit spécifique élémentaire de la
femme incarcérée: celui d’être séparée des détenues de sexe masculin.
Selon le Premier Ministre centrafricain
Faustin Archange Touadera, « la vie humaine est sacrée même en situation carcérale » et s’adressant aux nouvelles régisseuses
et gardiennes de prison, il les a encouragées à « contribuer à l’humanisation des conditions de détention pour que le système
carcéral aboutisse à la réintégration des ex-prisonniers dans la société » et « de promouvoir à l’intérieur des prisons, des
droits de la personne détenue au regard des instruments juridiques internationaux et nationaux. »
Les nouvelles
recrues seront affectées dans les différentes maisons d’arrêts de Sibut, Bozoum, Bossangoa et Kaga Bandoro. Les prisons en
République centrafricaine, y compris les maisons de détention pour femmes ont depuis l’indépendance été administrées par un
personnel masculin.
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