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| Photo: Marco Dormino, Haïti |
Des dizaines de milliers d'Haïtiens
vivant dans les régions ravagées par les récents ouragans ont désespérément besoin d’emplois, selon le PNUD.
Ils
ont eu la vie sauve, mais ils n’ont pas de revenus pour nourrir leur famille. Devant ce besoin urgent, les objectifs immédiats
du PNUD en Haïti sont la création d’emplois et la réhabilitation de l’infrastructure et de l’environnement pour donner un
coup de pouce au relèvement.
Pour passer à l’exécution de ces plans, le PNUD a besoin de ressources pour financer
des projets de relèvement précoce qui donneront du travail à quelque 400 000 personnes et dont les stratégies environnementales
seront conçues pour réduire la vulnérabilité des communautés aux catastrophes naturelles. L’équipe de Port-au-Prince prévoit
de lancer une politique et d’engager un processus de mise en œuvre qui créera un filet de sécurité.
« Sans un
effort concerté de la communauté international appuyé par des contributions financières des donateurs, nous assisterons à
un accroissement de la pauvreté, des souffrances et de l’instabilité sociale, a dit Joël Boutroue, Représentant spécial adjoint
du Secrétaire général et chef du PNUD-Haïti.. Il est absolument impératif que nous agissions immédiatement. »
Afin
de faire progresser le processus de relèvement, complexe, en Haïti, le PNUD a renforcé son équipe en la dotant de conseillers
aux opérations, à la sécurité, aux TI et pour le relèvement, qui ont formulé un plan d’action détaillé de relèvement précoce,
après le passage des ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike.
L’une des priorités du PNUD est de relancer un programme
de gestion de bassins versants dans la ville la plus durement frappée, les Gonaïves. Avant les quatre tempêtes dévastatrices,
ce programme, mis en œuvre avec le PAM, l’OIT et la FAO, employait 7 000 personnes qui construisaient des digues et des murets,
plantaient des arbres pour éviter les glissements de terrain et se livraient à d’autres travaux analogues pour protéger l’habitat
humain et les produits agricoles.
Étant donné que la ville des Gonaïves est toujours inaccessible et largement
inondée, le programme de gestion des bassins versants de 3 millions de dollars EU, appuyé par la France et le Japon, pourrait
reprendre progressivement d’ici une à trois semaines. Selon M. Boutroue, il ne sera pas possible de revenir à une situation
normale sans l’injection de ressources financières additionnelles dans l’économique haïtienne sous le forme de grands programmes
analogues à forte intensité de main-d’œuvre.
« Seuls des politiques et des programmes rationnels, alliant la planification
environnementale et des activités à forte intensité de main-d’œuvre pourront prévenir les remous sociaux et une aggravation
de la pauvreté et des souffrances résultant des catastrophes naturelles », a-t-il ajouté.