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24 septembre 2008
Business et lutte contre la pauvreté vont de pair

Annonce de nouvelles initiatives dans le cadre de l’Appel à l’action des entreprises

Entreprises lauréates des WBDA 2008 | Annonces de l’Appel à l’action des entreprises | Vidéo de la cérémonie du 24 septembre (.wvx)

Les lauréats des WBDA démontrent que les entreprises peuvent être un moteur de croissance économique ainsi que de développement. (Photo: Rick Bajornas)
New York -
Dix entreprises privées ont été honorées aujourd’hui pour leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des groupes les plus défavorisés du globe. Depuis une entreprise familiale de traitement de fèves de soja au Ghana jusqu’à l’une des grandes entreprises de télécommunications des Philippines, ces entreprises démontrent que le fait de dégager des profits n’est pas incompatible avec la responsabilité sociale.

La cérémonie de remise des prix, placée sous l’égide de Sa Majesté la Reine Rania Al Abdullah de Jordanie et du Président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade, reflète l’importance toute particulière accordée aux activités liées aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) au cours de la semaine d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Les Prix mondiaux des affaires et du développement (WBDA - World Business and Development Awards) viennent donner de la visibilité aux initiatives novatrices d’entreprises, grandes et petites, qui font usage de leurs connaissances spécialisées en affaires pour appuyer les efforts mondiaux de réalisation des OMD. À elles toutes, les lauréates de cette année ont amélioré les conditions de vie de millions de pauvres en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

« Aujourd’hui, des dirigeants d’entreprises tels que vous réécrivent l’équation des valeurs, pour bien montrer que la véritable valeur ne provient pas seulement des bénéfices réalisés mais aussi de la différence positive résultant des activités de l’entreprise, a déclaré SM la Reine Rania dans son allocution aux récipiendaires des prix. De plus en plus, lorsque nous examinons certains des défis les plus cruels auxquels notre famille humaine fait face, nous trouvons les entreprises qui mènent la charge de l’innovation en faveur du développement humain, inventant de nouveaux outils, forgeant de nouveaux partenariats, repensant la fourniture des services, … pour mettre aux mains des pauvres des vaccins salvateurs et des technologies qui changent la vie. »

« Le gouvernement est certainement responsable de la direction de ces grands navires que sont nos nations et les chefs d’État doivent certainement se montrer bons navigateurs, a ajouté le président Wade. Mais le gouvernement n’est pas tout le navire. La santé du navire dépend de la détermination, de la volonté et de la productivité de ses passagers. C’est là où je vois le plus grand rôle des entreprises : participer, construire, mener, croître et être le vent dans les voiles ou le biocarburant des moteurs du navire de l’État. »

Les entreprises lauréates de cette année comprennent des sociétés qui fournissent aux agriculteurs des financements commerciaux et une assistance technique pour produire des cultures de meilleure qualité au Nigeria, étendent l’alimentation en électricité dans les quartiers les plus défavorisés au Brésil, qui sensibilisent au VIH/sida au moyen de jeux mobiles novateurs en Inde et offrent des services de crédit aux pauvres par le biais de téléphones mobiles au Kenya. Les lauréates des WBDA démontrent que les entreprises peuvent être un moteur de croissance économique ainsi que de développement. En mobilisant des ressources humaines et financières, elles peuvent constituer une source d’innovation précieuse et promouvoir des changements positifs. Les entreprises peuvent créer des emplois et des richesses au plan national et promouvoir un esprit entrepreneurial, tous résultats qui contribuent directement à la réalisation des OMD.

Sa Majesté la Reine Rania Al Abdullah de Jordanie lors de la cérémonie de remise des prix (Photo: Rick Bajornas)
« Avec l’interdépendance croissante de notre monde, la conduite d’activités d’affaires avec les pauvres est apparue non seulement comme un facteur potentiel de renforcement de la compétitivité des entreprises, mais aussi, avec le modèle d’activité approprié, comme une force importante dans la lutte contre la pauvreté, a déclaré Kemal Derviş, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Nous présentons une nouvelle approche du développement d’initiatives d’affaires à long terme pour tirer parti des ressources et des compétences qui font la force fondamentale des entreprises mondiales. C’est là une manifestation puissante de notre volonté collective d’agir en partenaire solide du secteur privé en vue de la réalisation d’objectifs partagés. »

C’est cet esprit qui a mené à la formation du Partenariat mondial pour l’appel à l’action des entreprises, lancé aujourd’hui lors d’un déjeuner dont était l’hôte le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, la veille de sa Réunion de travail de haut niveau sur les OMD. Les PDG de Yara, d’Ericsson et de Map International ont annoncé de nouvelles initiatives qui visent à résoudre le problème des pénuries alimentaires au Mozambique et en Tanzanie, à élargir d’accès aux services financiers pour plus de deux millions d’habitants de zones rurales en Ouganda et à développer des applications de téléphonie mobile axée sur le domaine de la santé en Afrique subsaharienne.

Ces entreprises font partie intégrante d’un mouvement visant à permettre aux pauvres d’accéder à des flux rapides d’information, de ressources financières et de connaissances spécialisées en affaires, ainsi qu’à créer de nouveaux emplois.

« Je suis heureux que des entreprises telles que Yara, Map International et Ericsson se soit jointes à l’Appel à l’action des entreprises, a noté Douglas Alexander, Secrétaire d’État au développement international du Royaume-Uni. Le monde des affaires un rôle vital à jouer dans la réduction de la pauvreté et l’association de ces entreprises à l’Appel à l’action contribuera à accélérer les progrès sur la voie de l’augmentation de la croissance dans les pays en développement et de la réalisation des OMD d’ici 2015.

Cette année est une année cruciale pour les entreprises, les entités gouvernementales, les organisations non gouvernementales, les groupes confessionnels et les particuliers. Le temps est venu de redoubler d’efforts pour réaliser les OMD et pour assurer l’émergence d’un monde plus sûr, plus développé et plus prospère. »

Le Partenariat mondial vise à accroître l’élan et à mobiliser le secteur privé pour appuyer la croissance dans les pays en développement et pour contribuer à la réalisation des OMD. Les entreprises qui y ont adhéré en mai se sont engagées ce faisant à manifester concrètement leur appui en développant des initiatives spécifiques relevant de leurs activités d’affaires spécifiques. L’Appel à l’action des entreprises sera doté d’un secrétariat qui sera chargé de suivre ces initiatives et d’évaluer leur contribution à la lutte contre la pauvreté et à l’élimination de la faim.

Les WBDA et l’Appel à l’action des entreprises ne sont pas de nature philanthropique. Ils encouragent les entreprises à mettre en œuvre des initiatives relevant de leurs domaines d’activité essentiels, en production manufacturière, finances ou télécommunications — qui contribuent à la fois au développement durable et à leur propre succès commercial. Ils visent à amener les PDG et les entreprises à se rendre compte que la réduction de la pauvreté va aussi dans le sens de la logique commerciale.

Sept ans à peine se sont écoulés depuis que 189 dirigeants mondiaux ont donné leur aval aux OMD. Ces objectifs représentent un partenariat mondial conçu pour promouvoir la réduction de la pauvreté, l’éducation, la santé maternelle, l’égalité des sexes et pour lutter contre la mortalité infantile ainsi que le sida et d’autres maladies. Plus de la moitié de la période impartie pour la réalisation des OMD s’est aujourd’hui écoulée, la date butoir étant fixée à 2015, et les résultats obtenus sont mitigés. Des progrès considérables ont été enregistrés, mais de nombreux pays continuent de prendre du retard, l’Afrique subsaharienne étant le plus à risque : la région n’est pas en passe d’atteindre un seul des OMD d’ici la date limite.

Les initiatives telles que les WBDA et l’Appel à l’action des entreprise visent à sensibiliser la communauté des affaires aux OMD et à partager des leçons valables sur les actions efficaces à la fois pour les entreprises et les pauvres du monde, dans l’espoir qu’elles pourront être reproduites à l’échelle dans le monde entier.

Pour de plus amples information ou pour organiser une interview, prière de s’adresser aux personnes suivantes :

Au sujet des WBDA

Établis par la Chambre de commerce internationale en 2000, ces prix viennent reconnaître les contributions du secteur privé à la réalisation des OMD dans le cadre de leurs activités centrales. Les WBDA 2008 ont reçu 104 dossiers de candidature, chiffre sans précédent, provenant de 44 pays. Ils font œuvre de sensibilisation, promeuvent les pratiques optimales et encourage à la poursuite de l’action. Les exemples concrets des avantages d’une union des forces pour l’atténuation de la pauvreté sont communiqués aux entités gouvernementales et aux entreprises. Les WBDA encouragent les actions au niveau des pays et créent un réseau d’entreprises et d’entrepreneurs.

Ils sont parrainés par :

La Chambre de commerce internationale
L’International Business Leaders Forum
Le PNUD

Au sujet du Partenariat mondial pour l’Appel à l’action des entreprises

L’Appel à l’action des entreprises met les entreprises au défi de trouver de nouvelles possibilités commerciales pour le XXIe siècle, par des initiatives qui relèvent de leurs activités spécifiques et qui bénéficient simultanément à la réalisation des OMD et à leur réussite commerciale. Le Partenariat mondial pour l’Appel à l’action des entreprises avec le PNUD, le Pacte mondial des Nations Unies, la Clinton Global Initiative et l’International Business Leaders Forum, aux côtés du gouvernement du Royaume-Uni, interviendra pour appuyer l’Appel à l’action des entreprises et pour en étendre la portée jusqu’en 2015. Le Partenariat assurera le suivi des engagements pris par les entreprises et tirera des enseignements sur les activités bénéficiant simultanément aux entreprises et aux communautés pauvres qui sont susceptibles d’être reproduites de par le monde.

Au sujet de la Chambre de commerce internationale (ICC)

L’ICC est le porte-parole de la communauté mondiale des affaires, championne de l’économie mondiale en tant que source de croissance, de création d’emploi et de prospérité. Ses activités s’étendent sur une large gamme, depuis l’arbitrage et la résolution des conflits jusqu’au plaidoyer en faveur du libre commerce et du système d’économie de marché, de l’autoréglementation des entreprises et de la lutte contre la corruption et la criminalité commerciale (www.iccwbo.org).

Au sujet de l’International Business Leaders Forum (IBLF)

L’IBLF œuvre avec des entreprises commerciales, des entités gouvernementales et la société civile pour accroître la contribution que ces entreprises peuvent apporter au développement durable. Fondé par SAR le Prince de Galles, l’IBLF est une organisation indépendante à but non lucratif actuellement soutenue par plus de 100 des grandes entreprises mondiales (www.IBLF.org).

Au sujet du Department for International Development (DFID)

Le DFID est l’organisme du gouvernement britannique qui mène la lutte contre la pauvreté dans le monde (www.dfid.gov.uk).

Entreprises lauréates des WBDA 2008

3K&A – Petite entreprise familiale ghanéenne qui a établi une usine de traitement des fèves de soja, qui dégage des bénéfices, et qui a développé de nouveaux produits de soja. Sa réussite repose sur la croissance et l’amélioration rapides de la production locale de matières premières (en particulier les fèves de soja), rendues passibles par l’investissement dans les techniques culturales, la planification et les connaissances commerciales. Dans une région du Ghana où plus de 80 % de la population n’avaient pas accès à l’argent liquide, plus de 2 800 agriculteurs ont aujourd’hui un revenu moyen de 531 livres sterling par campagne agricole.

Diageo – Il y a deux décennies, toutes les céréales utilisées par les brasseries Diageo en Afrique étaient importées, ce qui exigeait de précieuses devises dures et représentait des pertes d’opportunités commerciales pour les agriculteurs locaux. Diageo s’est associée à un projet de développement au Nigéria de la culture d’une variété de sorgho se prêtant à la production de bière. Le projet a identifié un cultivar présentant les caractéristiques requises et à formé les agriculteurs à sa production. Ceux-ci ont vu le rendement de leurs terres augmenter de 35 à 50 %. Aujourd’hui, au Nigéria, les brasseries Diageo s’approvisionnent en céréales pour 95 % auprès d’agriculteurs locaux et soutiennent environ 27 000 emplois.

ENDESA – La plus grande compagnie de services publics d’Espagne, ENDESA a formulé un plan pour permettre aux segments les plus pauvres de la population brésilienne d’être alimentés en électricité. Le programme est axé sur le concept novateur de l’échange de déchets recyclables contre des crédits à valoir sur l’abonnement au réseau électrique. Ses deux principaux objectifs sont d’améliorer le recyclage et de fournir aux clients, en particulier les économiquement faibles, des liquidités sur leur compte énergétique. Le programme a abouti à une réduction substantielle des pertes et des comptes en souffrance d’ENDESA et a aidé a élargir la distribution pour y inclure de nouveaux clients qui n’avaient auparavant pas les moyens d’accéder à l’électricité. On s’attend, d’ici 2020, à ce que quelque 40 millions de personnes participent au programme.

Haygrove – Bien que le tourisme hivernal soit une importante source de revenus en Gambie, la plupart des bénéfices échoient à des tours-opérateurs, des lignes aériennes et des hôtels appartenant à des propriétaires occidentaux. Haygrove a remarqué que les hôtels et les restaurants haut-de-gamme étaient disposés à s’approvisionner en produits agricoles non plus à l’étranger mais localement, mais qu’ils hésitaient à le faire en raison de la faible fiabilité de l’approvisionnement et de la basse qualité des produits. Haygrove et ses partenaires ont mis en œuvre un projet baptisé « The Gambia is Good » (GiG) [La Gambie est bonne]. Le projet a eu un impact majeur du fait de l’exploitation du marché du tourisme haut-de-gamme au bénéfice des travailleurs agricoles locaux, en augmentant considérablement leur capacité de production horticole en termes de rendement et de diversification et en améliorant la qualité de la production. En 2008, GiG œuvre avec plus de 1 000 producteurs agricoles dans différentes régions du pays.

Olam Nigeria – Le Nigéria consomme environ 5,4 millions de tonnes de riz par an, alors que la production annuelle n’est que d’environ 2,3 millions de tonnes. La différence, 3,1 millions de tonnes est importée, ce qui fait du pays le deuxième importateur mondial de riz. Olam Nigeria, grande entreprise d’importation de riz, a décidé d’investir dans la production locale de riz de haute qualité pour le marché intérieur. En 2006, l’USAID/Nigeria a conclu un partenariat avec Olam, assurant ainsi à plus de 10 000 riziculteurs des marchés stables, des intrants de haute qualité et l’accès au crédit commercial et leur fournissant une assistance technique pour produire du riz de qualité. En moins de trois ans, le programme a accru le rendement agricole de plus de 200 % et le profitabilité de la culture pour les agriculteurs de plus de 250 %.

Safaricom – M-PESA est un nouveau service de Safaricom permettant aux usagers de virer des fonds et d’accéder à d’autres services bancaires mobiles au moyen de leur téléphone portable. Ces dernières années, l’Afrique a enregistré la plus forte croissance mondiale dans le domaine de la téléphonie portable. Rien qu’au Kenya, il y a plus de 12 millions d’abonnés mobiles mais sur 33 millions de Kényans, seuls trois millions possèdent un compte en banque. M-PESA comble cet écart au moyen de la technologie mobile en offrant un service de virement de fond à des tarifs économiques et dans de bonnes conditions de sécurité. En l’espace d’un an, la base de clients de M-PESA s’est développée pour atteindre 2,7 millions d’abonnés et Safaricom apporte actuellement quelque 200 000 nouveaux clients par mois à M-PESA. Les mécanismes d’épargne et les services de crédit fiables offerts par M-PESA aident les communautés pauvres à accroître leurs revenus et à s’extirper de la pauvreté.

Sistema Ser – L’objectif de Sistema Ser (SSer) est d’améliorer les conditions de vie des gens qui se trouvent au bas de la pyramide économique et sociale en Argentine, en élargissant leur accès aux soins de santé. SSer possède un système autofinancé qui offre des soins de santé primaire à faible coût. SSer s’articule en deux composantes : une fondation a but non lucratif (Fundacion Ser) et un réseau de fournisseurs de soins associés non exclusifs (à but lucratif). Les particuliers peuvent adhérer au système en achetant une carte (pour environ 4 dollars EU par an) qui leur permet de se procurer des services médicaux et divers médicaments à des coûts considérablement inférieurs aux prix du marché. À ce jour, SSer compte 20 000 membres.

SMART Communications – SMART est le principal fournisseur de services de communications sans fil au Philippines. Avant que l’entreprise n’offre des abonnements au téléphone mobile à faible coût en 1994, il n’y avait dans le pays qu’un million d’abonnés à ligne terrestre 102 400 abonnés mobiles, qui appartenaient tous aux classes aisées. À la fin mars 2008, il y avait 58,9 millions de propriétaires de téléphones portables, dont 31,6 millions étaient abonnées au réseau SMART. Fidèle à sa stratégie initiale et faisant fond sur le succès d’un projet dit « Smart Load » [Charge intelligente], la société a lancé une vingtaine d’autres produits et services novateurs en l’espace d’un peu plus de 10 ans. Ces produits et services ont révolutionné le marché des télécommunications aux Philippines, en donnant aux pauvres un accès aux communications et aux opportunités de création de microentreprises.

Syngenta – Lorsqu’il s’agit de nourrir la population croissante du globe, la durabilité est l’un des plus grands défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Syngenta aide à accroître la productivité agricole durable pour relever ce défi. Elle fournit des outils et des technologies novateurs qui aident les agriculteurs à produire davantage sur des terres de superficie limitée. Le projet de la betterave à sucre tropicale en est un exemple. Cette variété de betterave à sucre spécialement développée peut produire la même quantité de sucre à l’hectare que la canne à sucre, en deux fois moins de temps. Il en résulte une amélioration directe des moyens d’existence des petits agriculteurs et de leurs communautés dans les pays en développement; cela contribue aussi à accroître la production alimentaire, à créer des emplois, à protéger et à améliorer les sols, et à faire un usage plus efficace des ressources naturelles précieuses, notamment de l’eau.

ZMQ Software Systems – Ce fournisseur de solutions logicielles novatrices développe des produits d’information et de communication pour les nouveaux marchés situés au bas de la pyramide en atteignant avec succès les communautés de base, défavorisées et marginalisées. Le jour de la Journée mondiale de la lutte contre le sida, le 1er décembre 2005, sous la dénomination de « Liberté VIH/sida », ZMQ a lancé quatre jeux mobiles sur la sensibilisation au VIH/sida pour atteindre des millions de gens. C’était là une initiative novatrice visant à sensibiliser les populations au VIH/sida au niveau des communautés de base. L’objectif était de faire usage de la technologie mobile la plus récente pour contribuer à la lutte contre une grave maladie. En l’espace de 15 mois, les quatre jeux ont atteint 42 millions de personnes en Inde, avec le téléchargement de 10,3 millions de sessions de jeu.

Annonces de l’Appel à l’action des entreprises :

Map International – Map International, fournisseur de technologies d’infrastructure financière, s’est engagée à ouvrir l’accès aux comptes bancaires électroniques à plus de deux millions d’Ougandais, dont beaucoup vivent en milieu rural, au cours des deux années à venir. Les services bancaires rapides, faciles et sûrs réduiront considérablement le temps et les efforts requis pour effectuer et recevoir des paiements, apportant ainsi des efficacités économiques substantielles. En outre, la technologie des services bancaires électroniques et mobiles peut éliminer en grande partie les risques que présentent pour les individus vulnérables, notamment les femmes, la manipulation d’argent en numéraire.

Yara – Yara International, fournisseur de fertilisants basé en Norvège, a annoncé un moyen novateur de faire face aux pénuries alimentaires au Mozambique et en Tanzanie. Les recherches montrent qu’une amélioration de l’accès aux fertilisants permettrait de tripler la production vivrière de l’Afrique d’ici 2015. Dans ces pays, les systèmes portuaires actuels sont particulièrement inefficaces, les chargements de fertilisants mettant quatre fois plus de temps que dans les autres pays à être dédouanés et livrés aux agriculteurs. L’initiative du « corridor de croissance » annoncée par Yara accélérera le processus et mettra les fertilisants à la disposition des agriculteurs tout au long de l’année en établissant un entrepôt qui permettra de rationnaliser la distribution. Si le projet s’avère efficace, il sera mis en œuvre dans divers autre pays d’Afrique.

Ericsson – Ericsson établit actuellement un Centre d’innovation qui développera des applications mobiles axées sur l’apport de solutions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et des petites entreprises en Afrique subsaharienne. Doté de trois agences en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigéria, le Centre d’innovation fera porter ses efforts initiaux sur les applications visant à répondre aux besoins de 400 000 personnes de ces pays. Il visera à créer un jeu d’outils qui permettra aux usagers de déployer les applications rapidement et efficacement au moyen des technologies mobiles. La première application permet aux travailleurs de la santé de créer des formulaires pour recueillir des informations (par exemple pour enregistrer les naissances et les décès, suivre les épidémies ou surveiller les progrès des antirétroviraux) au moyen d’une interface usager simple, basé sur Internet. Ces formulaires pourront ensuite être mis instantanément à disposition de tous les usagers du réseau mobile.