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17 août 2009 Le microcrédit aide les Jamaïcains à amortir limpact de la récession
Kingston, Jamaïque – Rose-Marie Gayle a bénéficié d’un microcrédit de 200 dollars des États-Unis
qui l'a aidée à développer sa petite entreprise de vente de confiseries, de jus et de cartes téléphoniques à l'extérieur
d'un collège à Kingston. Sur les conseils d'un client de longue date, Rose-Marie s’est rendue dans l’un des bureaux de Kingston and St. Andrew
Action Forum, une organisation de la société civile présente dans 72 différentes communautés réparties dans la capitale
de la Jamaïque, pour se renseigner sur la possibilité de contracter un prêt. En mai 2009, elle a reçu, à ce titre, l'équivalent
de 232 dollars des États-Unis (soit 20 000 dollars de la Jamaïque), ce qui lui a permis d'acheter davantage de marchandises
et de proposer à ses clients de nouveaux produits, que ceux-ci lui réclamaient d’ailleurs depuis fort longtemps, comme par
exemple, des boissons fraîches. À sa grande surprise, son commerce a prospéré et elle a pu rembourser son prêt au bout de deux mois seulement, soit un
mois plus tôt que la date d'échéance prévue. « Je suis reconnaissante à Dieu d’avoir eu la chance de bénéficier du prêt et d’avoir pu réunir l’argent nécessaire pour
le rembourser », a indiqué Rose-Marie, mère de cinq enfants, qui est secondée dans la gestion de son entreprise par son
mari. Et de souligner fièrement : « Grâce à ces fonds supplémentaires, j’ai acheté des produits plus chers que je ne proposais
pas auparavant, comme par exemple les boissons non alcoolisées. Je me suis même procurée un réfrigérateur pour conserver
les sodas et les jus au frais. Et j’ai repeint et remeublé le kiosque pour le rendre plus attrayant ». Cet investissement a fini par payer et lui a attiré encore plus de clients. Et à présent, elle vend plus de confiseries
et de boissons fraîches qu’elle ne l’avait jamais fait auparavant. « Je suis appréciée par ma communauté, j’ai des clients fidèles qui m'assurent un revenu régulier. Je suis très fière
de mon commerce et du succès qu'il a rencontré. J'aime mes clients et je le leur montre en étant enthousiaste et heureuse
de les recevoir lorsqu’ils viennent me voir dans mon kiosque ». Et de rajouter : « Je suis également très chanceuse parce que la crise économique actuelle n’a pas affecté mon activité ».
L’histoire de Rose-Marie Gayle montre combien l’accès au microcrédit peut aider à soutenir une petite entreprise, même
en période de crise économique, en particulier dans les pays sévèrement touchés par la récession tels que la Jamaïque. De
janvier 2008 à janvier 2009, les fonds rapatriés par les Jamaïquains vivant à l’étranger ont chuté de 10 pour cent, le tourisme
a reculé de 5 pour cent et les exportations se sont effondrées, en diminuant de 13 pour cent. Le PNUD joue un rôle de coordination central dans la réponse à la crise en Jamaïque, en mobilisant les ressources pour
le déploiement rapide de l’aide à ceux qui sont le plus touchés par les répercussions négatives de la récession. Ces efforts
ont permis d’affecter 170 millions de dollars des États-Unis à ce pays pour appuyer les interventions en matière de développement,
destinées à renforcer les petites entreprises, créer des opportunités d'emploi et encourager les programmes sociaux. Le PNUD soutient également le gouvernement de la Jamaïque en lui assurant une assistance technique destinée à aider le
pays à réduire sa dette nationale et à renforcer ses programmes de développement socio-économique. |
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