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À Jérusalem : à Dania Darwish, Fonctionnaire chargé des communications, Tél. +972-2-6268229, +972-54-8173936 – courriel :
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16 janvier 2009 Gaza: les violences auront des répercussions de long termeJérusalem - Suite à l’appel du Secrétaire Général demandant l’arrêt immédiat des violences et des destructions,
le PNUD, en étroite collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux, se prépare activement à la phase de relèvement
précoce et de reconstruction, phase qui sera rendue possible des la fin des opérations militaires à Gaza. Le PNUD, en tant
que facilitateur de l’équipe de relèvement précoce, prévoit de travailler avec l’Autorité Palestinienne afin d’évaluer les
dégâts et les besoins pour formuler des plans de reconstruction. Les mesures immédiates comprendront l’élimination des munitions
non explosées et le dégagement des gravats pour que le travail de reconstruction sociale et économique puisse démarrer.
La résolution 1860 du Conseil de sécurité demande à la communauté internationale d’améliorer la situation humanitaire
et économique à Gaza.
Près de trois semaines de conflits intenses dans la bande de Gaza ont fait plus de 1 000
morts et des milliers de blessés. Les dégâts infligés à l’infrastructure vitale, notamment à un grand nombre de routes, ponts,
hôpitaux et centrales électriques, ont gravement affecté les capacités de traitement et prise en charge des blessés et des
personnes déplacées. Par ailleurs, les stocks limités de médicaments essentiels et de carburant qui existaient avant la crise
seront bientôt épuisés au regard du blocus et de la fermeture des frontières à Gaza durant les derniers mois. L’alimentation
en eau potable est également limitée, ce qui constitue une menace sanitaire pour plus d’un million d’habitants. Le PNUD est
préoccupé par la détérioration de la situation humanitaire et de son impact à long terme sur le développement humain.
La sécurité et les besoins immédiats des femmes, des hommes et des enfants de Gaza sont d’une importance primordiale, mais
les répercussions à long terme de ce récent conflit suscitent également des préoccupations croissantes pour le relèvement
et le développement. C’est ainsi que les moyens de subsistance et les avoirs de dizaines de milliers de civils sont sévèrement
affectés par la destruction des ressources productives telles que les vergers, les pêcheries et les industries de base.
Les dommages infligés dépassent de très loin les dégâts matériels. Les souffrances immédiates des hommes, femmes
et enfants et leur exposition à une violence prolongée auront des conséquences durant de longues années à venir. L’impact
psychologique immédiat de cette guerre est notamment exacerbé pour les familles qui ont dû fuir de chez elles, ou qui ont
perdu des êtres chers ou dont les membres ont subi des blessures graves.
Le processus de reconstruction se situera
dans un contexte social peu favorable où les gens connaissent déjà de graves difficultés financières et sociales. Avant les
derniers événements, quelque 70 % des habitants de la bande de Gaza vivaient en deçà du seuil de pauvreté. Après les 18 mois
de blocus qui ont limité la libre circulation des personnes et des biens, notamment de carburant, le chômage a atteint un
niveau particulièrement élevé et les capacités des instances gouvernementales à fournir les services publics essentiels ont
été considérablement réduites.
Des la cessation du conflit,, Gaza devra se doter d’une stratégie multidimensionnelle
de relèvement précoce axée sur le rétablissement de la libre circulation, sur la reconstruction et le rétablissement des services
essentiels, sur la reconstruction de l’infrastructure mais également sur la réduction des risques et vulnérabilités supplémentaires.
Il s’agira aussi d’investir ressources financières et humaines additionnelles dans le domaine des activités génératrices de
revenus, le logement, les systèmes de gouvernance, la sécurité, l’état de droit et l’environnement.
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