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19 juin 2009 Effondrement des marchés et rêves envolés au Nigéria
Comme beaucoup de Nigérians, Chika, négociateur en pièces détachées automobiles, a investi à la bourse de Lagos il y a
quelques années. Les 85 banques du pays ont été consolidées en 25 établissements, et lorsque les nouvelles entreprises ont lancé leurs
premières offres publiques sur le marché, c’était une mine d’or. Certaines actions ont pris plus de 400 % de leur valeur
en quelques mois seulement. « Il était plus avantageux d’investir dans des actions que d’acheter et de revendre des pièces détachées, j’ai donc investi
tout mon capital en actions » déclare Chika, qui subvient aux besoins de sa femme et de ses trois enfants. « J’ai même emprunté
de l’argent à des amis pour pouvoir acheter des actions ». Mais avec la crise financière mondiale, les dividendes ont chuté, le capital investi est parti en fumée et la bourse
s’est effondrée. La bourse a perdu plus de 70 % de sa valeur en 12 mois, et la bourse nigériane a été l’une des plus touchées
au monde. Chika, comme beaucoup d’autre Nigérians, a perdu pratiquement tout l’argent investi. « J’ai perdu tellement d’argent
dans l’effondrement de la bourse, je ne suis pas encore remis sur pied » ajoute-il. Et pour couronner le tout, l’effondrement mondial des prix des produits de base, en particulier le pétrole, a fait baisser
le revenu des exportations et les recettes du gouvernement. Le gouvernement et la Banque centrale œuvrent pour créer des emplois et diversifier l’économie, de sorte qu’elle ne dépende
plus uniquement du pétrole. Le PNUD travaille en étroite collaboration avec le gouvernement à cet égard, notamment pour fournir des contributions techniques aux plans de relance
économique du gouvernement, dans des secteurs tels que l’infrastructure sociale, la gestion et la protection des ressources
naturelles, et la création d’emplois. Pour plus d'information: |
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