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19 juin 2009
Faire face au chômage au Népal

Man seatting in front of his home in Nepal
Photo: UNDP

L’un des plus grands exportateurs népalais de vêtements a été contraint de fermer boutique au mois de mai, quand son principal client américain, faisant lui aussi face à un ralentissement économique, a cessé toute commande. La fermeture de l’usine a laissé 1 277 personnes sans emploi.

« L’arrêt des commandes passées régulièrement par cette grande entreprise de confection a fini d’achever l’entreprise, qui avait déjà été mise à mal par les arrêts de travail pendant l’agitation et les conflits politiques, ainsi que par les coupures de courant prolongées » déclare Bidur Pokharel, gérant de l’entreprise JD Apparels Garments.

Le problème du chômage a été aggravé d’autant par les travailleurs migrants qui ont perdu leur emploi à l’étranger et qui sont revenus chez eux pour chercher du travail.

Rana Bahadur Sunar, 22 ans, travailleur népalais qui avait un contrat de deux ans dans une entreprise de construction au Qatar, a été licencié au bout de 15 mois, car son employeur ne pouvait plus payer tous ses employés. Sunar n’a pas fini de payer l’emprunt qu’il a contracté auprès de l’intermédiaire qui lui avait trouvé ce travail, et il vit désormais dans son village d’origine du district de Banke. N’ayant pas d’autres compétences, il doit trouver du travail à la journée. Il estime avoir de la chance d’en trouver un tous les jours.

Pour venir en aide à ces jeunes gens en cette période de transition, les Nations Unies ont mis en place un Groupe consultatif pour les jeunes, composé de 10 membres, en vue d’identifier les possibilités de faire face aux problèmes des adolescents et des jeunes. Les membres de ce groupe sont des femmes et des hommes âgés de 15 à 29 ans.

Parallèlement, le PNUD met en œuvre un programme de microentreprise visant à la formation aux compétences dans 10 districts touchés par les conflits de la région du Teraï (région des plaines). Certains participants sont désormais entrepreneurs, et ont ouvert des scieries, usines de fabrication de briques, usines de canne à sucre, grâce auxquelles ils ont repris espoir.

Lueur d’espoir

Le secteur du tourisme, qui bénéficie de l’assistance du PNUD, a quant à lui pris de l’ampleur grâce à la promotion touristique du Népal faite par le Conseil du tourisme dans les pays voisins, alors qu’elle se limitait jusque-là aux Etats-Unis, à l’ Europe et au Japon.

« Les revenus du tourisme ont chuté de 16 % les trois premiers mois de l’année 2009, probablement à cause de la récession », déclare Prachanda Man Shrestha, le Président du Conseil du tourisme népalais.

« Etant donné que 45 % des revenus du tourisme proviennent de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord, du Japon et de l’Australie, l’impact de la récession se fera obligatoirement sentir au Népal », ajoute M. Shrestha.

Mais lorsque le Conseil du tourisme s’est employé à attirer les touristes des pays voisins, comme l’Inde et la Chine, la fréquentation touristique a augmenté de 17 % au mois d’avril. « Le Népal est une destination bon marché pour les touristes, la récession est donc peut-être une aubaine pour le secteur du tourisme » poursuit M. Shrestha.

Le Népal dépend largement du tourisme et de l’argent envoyé par les travailleurs depuis l’étranger. En 2007, un an après la signature de l’accord de paix entre les maoïstes et le gouvernement, la fréquentation touristique a augmenté de 37 %, et avec l’argent reçu des travailleurs depuis l’étranger, les revenus se sont élevés à 1,7 milliards de dollars E.U.

Le PNUD est partenaire du Conseil du tourisme népalais pour développer le tourisme rural dans 6 des 75 districts du pays, efforts qui pourraient atténuer les pires effets de la crise.

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