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22 mars 2009
Journée mondiale de l'eau 2009

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Eaux  transfrontalières: Facteur de paix et de coopération

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Placée sous le thème « Partager l’eau, partager les opportunités », la Journce mondiale de l’eau de cette année souligne la nécessité d’une coopération entre les pays et les régions pour assurer une alimentation suffisante en eau douce.

En 60 ans, près de 300 accords internationaux relatifs à l’eau ont été conclus et l’on ne dénombre que 37 cas de violence déclarés entre des États causés par l’eau.

Les cours d’eau et les lacs couvrent près de la moitié de la surface émergée du globe et près de la moitié de la population en dépend en tant que principale source d’eau douce. Mais ces ressources peuvent également donner lieu à des conflits. 

Il y a, au total, 145 États qui partagent leurs ressources en eau avec des États voisins. Nombre de pays font face, ou feront face, à des pénuries d’eau douce. D’ici à 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des régions confrontées à une situation de rareté absolue de l’eau. Toutefois, l’histoire a montré qu’une gestion coopérative de ces masses d’eau partagées peut aboutir à des relations pacifiques, accélérer le commerce international et favoriser la création d’emplois. 

Le PNUD a été associé à l’un des cas les plus frappants de succès en matière de gestion des eaux partagées : celui du traité régissant l’utilisation des eaux du Danube. Le bassin du Danube est le plus international de tous les bassins fluviaux du monde, ce fleuve traversant 13 pays avant de se jeter en Roumanie dans la mer Noire. Au cours des 150 ans écoulés, nous avons assisté à une dégradation constante des écosystèmes du Danube et de ceux de la mer Noire. Toutefois, après la chute du bloc soviétique, les pays riverains du fleuve ont coopéré pour contrôler et améliorer la qualité ainsi qu’accroître la quantité de l’eau disponible. Ils ont également mis en place un système de limitation des dégâts en cas de déversement de produits chimiques. Cette coopération régionale a produit de nombreux résultats, tels que l’implantation de 75 stations de suivi de la qualité de l’eau dans le bassin du Danube et la conclusion d’un accord de réduction de la pollution par les nutriments. Grâce à ces réformes et à des investissements majeurs, la pollution industrielle, municipale et agricole a été considérablement réduite et le problème du dangereux épuisement de l’oxygène dans la partie occidentale de la mer Noire a pu être résolu, ce qui a abouti à des signes mesurables de rétablissement des écosystèmes.

La restauration du Danube et de la mer Noire illustre et souligne les importants avantages environnementaux, socioéconomiques et politiques que l’on peut obtenir par une coopération multi-pays dans le domaine des eaux transfrontières. Le PNUD fournit un appui à plus de 100 pays qu’il aide à identifier, prioritiser et comprendre les grands problèmes de certaines des masses d’eau partagées les plus vastes et les plus importantes de notre planète et à entreprendre de les résoudre. Nous œuvrons avec ces pays pour modifier la gestion de l’eau dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie, de l’extraction minière et de la pêche, ainsi que la gestion des eaux usées, pour réduire les dégâts environnementaux infligés aux systèmes d’eau. Ces efforts permettent de prévenir les conflits, d’améliorer la sécurité et les moyens d’existence, de protéger les habitats et de minimiser les risques pour la santé.

Pour plus d'information, voir www.undp.org/water