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New York: Sausan Ghosheh, Chargée des communications, +1 (212) 906-5390, e-mail: sausan.ghosheh@undp.org Pour la vidéo, contacter Boaz Paldi, +1 (212) 906-6801, boaz.paldi@undp.org Poiur plus d'information sur l'impact de la crise economique, visiter http://www.undp.org/economic_crisis 31 mars 2009 Les pays pauvres menacés par mortalité et déscolarisationLe PNUD demande aux dirigeants du G-20 d’agir pour prévenir une crise massive du développement humain New York – La crise économique mondiale actuelle, qui a eu pour point de départ les graves contraintes
auxquelles ont été soumis les systèmes financiers et bancaires de certaines régions du monde développé, risque à présent de
déclencher une crise humanitaire dans les pays les plus pauvres de notre planète. Alors que les dirigeants des pays les plus
riches prennent le départ pour Londres où aura lieu ce jeudi le sommet du G-20, le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD) signale que les groupes les plus vulnérables et les plus exposés aux effets de la crise vivent en marge des regards
du monde et que les difficultés de leur situation doivent être examinées durant les travaux du sommet. « La crise n’est pas limitée à l’Europe ou à l’Amérique. Elle est omniprésente et les pays du Les analyses des récessions passées révèlent que les pays pauvres souffrent considérablement plus des chocs économiques
que les pays riches, non seulement par les pertes d’emplois et de revenus, mais aussi dans les domaines de la santé et de
l’éducation, où ces indicateurs du développement humain que sont l’espérance de vie, le taux de scolarisation et le taux d’achèvement
des études marquent tous un recul. Dans les pays à faible revenu, les femmes, les enfants et les classes pauvres sont les
plus sensibles aux conséquences de l’effondrement économique. Les données recueillies durant les précédents revers économiques
indiquent également que chez les enfants pauvres, les filles risquent davantage que les garçons d’être contraintes d’interrompre
leurs études. Sous l’effet du fléchissement des envois de fonds de l’étranger, de l’effondrement du commerce et de la volatilité des
prix des matières premières, un nombre accru de familles bascule dans l’extrême pauvreté. L’accroissement des taux de pauvreté
s’accompagne, presque mécaniquement, d’un accroissement de la mortalité. C’est ainsi, par exemple, qu’une baisse de 3 % du
produit intérieur brut des pays en développement se traduit par une augmentation du taux mortalité infantile de 47 à 120 décès
pour 1 000 naissances vivantes. Déjà, dans certains pays en développement, la probabilité de décès est quatre fois plus grande
pour les enfants pauvres que pour les enfants riches d’un même pays, et, lors de périodes économiques difficiles, la recrudescence
de la mortalité infantile est cinq fois plus élevée chez les filles que chez les garçons. « Cette crise est littéralement une question de vie ou de mort pour de nombreux habitants des pays les plus pauvres et
il faudra peut-être des années avant que ces pays ne retrouvent les taux de croissance économique, de scolarisation et de
mortalité auxquels ils étaient parvenus avant la crise, a dit M. Melkert. Bien qu’il soit probable la reprise économique
puisse survenir en 2010, les dégâts infligés au développement humain seront graves et le relèvement social pourra exiger plusieurs
années supplémentaires. Comme en témoignent les crises antérieures, les effets seront peut-être encore visibles en 2020. » Au sommet du G-20, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon s’exprimera surtout au nom des 150 pays en développement
absents des travaux, pour souligner l’urgence que constitue la crise du développement humain et pour avertir les participants
que, faute d’une action décisive et prompte pour protéger les plus vulnérables, la crise économique pourrait vite s’accompagner
d’une instabilité politique et d’une insécurité mondiale graves. Beaucoup des chômeurs sont jeunes et vivent dans des pays
sans filets de sécurité sociale, ce qui constitue un mélange potentiellement détonant. Les pays en développement ne disposent pas des mêmes ressources financières que les pays riches, ni des robustes dispositifs
de sécurité sociale en place dans le monde développé et leur capacité de manœuvre pour tenter de s’extirper de la crise diminue
rapidement. Le PNUD collabore actuellement avec les gouvernements au suivi de la situation, en vue d’atténuer les effets de la crise,
concevoir des mesures de protection sociale, maintenir les services de santé et d’éducation, et mettre en œuvre des programmes
de création d’emplois et élaborer des initiatives de sécurité alimentaire. |
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