L’année dernière, dix népalaises ont pris part à la
première ascension de l’Everest entièrement féminine qui soit parvenue à conquérir le plus haut sommet du monde (8 850 mètres).
Elles ont relevé les nombreux défis de l’alpinisme, dont les avalanches, les températures glaciales, les tempêtes soudaines
et la faible teneur en oxygène.
À présent, sept d’entre elles se sont embarquées dans une autre mission : elles
organisent des tournées dans des établissements scolaires et présentent des vidéos de leur expédition. Leur objectif est d’inspirer
les enfants, de leur apprendre des choses, notamment dans les domaines prioritaires de l’égalité des sexes, de l’autonomisation
des femmes et du réchauffement mondial.
Lors de leurs visites
dans les écoles, les membres de l’équipe parlent de leurs expériences personnelles. Elles sont issues de castes et d’horizons
divers, mais elles ont su faire preuve d’esprit d’équipe. Parmi les jeunes « Femmes de l’Everest » figurent une journaliste,
un mannequin et femme qui travaille comme blanchisseuse pour subvenir aux besoins de sa famille.
« Nous voulons
montrer aux enfants que la réussite est le fruit d’un effort soutenu et de l’éducation, et que ni l’âge, la religion, la caste,
ou votre région d’origine n’ont d’importance si l’on est vraiment déterminé », dit Shailee Basnett, âgée de 24 ans, l’une
des membres de l’équipe qui est journaliste à Himalmedia, au Népal.
Les Femmes de l’Everest sont aussi gravement
préoccupées par les impacts du réchauffement mondial sur le massif de l’Himalaya, un des plus grands trésors du Népal, et
sur les moyens de subsistance des Népalais. Le programme qu’elles présentent dans les écoles comprend un exposé sur le réchauffement
mondial et sur son incidence sur l’Everest, ce qui mène inévitablement à un débat sur son impact sur l’ensemble du pays.
« Je travaille dans le secteur de l’alpinisme depuis 2003 et je constate chaque année une augmentation du taux de
fonte des neiges, dit Susmita Maskey, coordonnatrice de l’expédition. Durant l’hiver 2007, il n’y a eu aucune chute de neige,
et au cours de notre expédition, nous avons vu des pics rocheux au lieu de sommets enneigés. Avec ce taux de fonte, il y a
de fortes possibilités d’inondation par éruption des lacs glaciaires (GLOF). C’est extrêmement inquiétant. »
Grâce
aux efforts de cette équipe, le mont Everest sert à présent à attirer l’attention sur l’égalité des sexes et les objectifs
du Millénaire pour le développement, en particulier les objectifs 3 et 7, qui portent sur la problématique du genre et l’environnement.
Le groupe a bénéficié du soutien du Programme des Nations Unies pour le développement, du Programme alimentaire mondial (PAM)
et du Gouvernement du Danemark.
Pour de plus amples informations, prière de s’adresser à : Sangita Khadka
à sangita.khadka@undp.org; tél. : +977 981 552 3200 Surekha Subarwal à
surekha.subarwal@undp.org; tél. : +919 810 153 924