Femmes Karimojong du nord-est de l'Ouganda (Photo PNUD)
La Journée
internationale de la femme, le 8 mars, offre l’occasion de rappeler au monde les accomplissements économiques, politiques
et sociaux des femmes.
En dépit des progrès, les femmes représentent encore 60 % des populations les plus pauvres, moins de 16 % des parlementaires
du monde et les deux tiers des illettrés du monde. Par ailleurs, en périodes de conflit armé ainsi que dans l’intimité de
leurs foyers, elles sont toujours systématiquement victimes de violences.
Inde: des représentantes de diverses associations villageoises plaident pour des emprunts.
(Photo: PNUD)
En janvier 2008, sept chefs d’État élus sur 150 et chefs de gouvernement
sur 192 étaient des femmes. Au niveau mondial, seuls 16 % des postes ministériels sont occupés par des femmes. En dépit des
difficultés, Jacinta Correia, au Timor-Leste,
et Meena Devi, en Inde, sont des exemples de femmes qui disposent
d’un pouvoir réel au sein d’institutions de gouvernance. Par le biais de partenariats avec le PNUD, elles prennent des décisions
importantes qui contribuent à façonner l’avenir des familles de leurs pays respectifs.
Réduction
de la pauvreté
Les femmes constituent plus de 50 % de la population mondiale mais ne possèdent qu’un pour cent de
la richesse mondiale. De par le monde, 75 % des femmes ne peuvent pas obtenir de prêts bancaires du fait qu’elles n’ont pas
d’emploi permanent ou de biens à offrir en garantie. C’est pourquoi les autorités gouvernementales, le secteur privé et l’ensemble
de la société doivent réduire les inégalités entre les sexes : c’est là une mesure cruciale pour réduire la pauvreté. Mais
les femmes prennent aussi elles-mêmes des initiatives dans ce sens. Au Turkménistan, elles transforment leurs activités artisanales en des entreprises florissantes grâce à des partenariats conclus
avec le PNUD. En Ouganda,
elles sont de plus en plus nombreuses à donner naissance dans un cadre hospitalier, favorisant leur propre santé ainsi que
celle de leurs enfants.
Prévention des crises et relèvement
La violence
envers les femmes et les filles est un problème qui a pris de proportions de pandémie. Au moins une femme sur trois, de par
le monde, a été battue, contrainte d’avoir des relations sexuelles, ou maltraitée d’autre manière au cours de son existence.
Le Secrétaire général des Nations Unies
a réitéré l’appel en faveur de l’élimination de la violence envers les femmes et les filles. Dans les situations de crise
et d’après-crise, la violence à l’encontre des femmes s’aggrave encore et elle continue de constituer un problème réfractaire.
Chaque jour, quelque 50 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, meurent du fait de l’insuffisance des logements,
de la pollution de l’eau et du manque d’assainissement. Le personnel du PNUD au Soudan, en Ethiopie et à Gaza,
s’occupe des difficultés auxquelles les femmes font face dans les zones de conflit. Environnement
et développement durable
Les gens les plus pauvres et les plus vulnérables de notre planète, dont 60 % sont
des femmes, dépendent de leur environnement naturel pour gagner leur vie et nourrir leur famille. Dans les régions pauvres,
les femmes et les filles sont chargées de travailler dans les champs, de moudre le grain et d’approvisionner les familles
en eau. Selon une estimation, les femmes de l’Afrique subsaharienne consacrent 40 milliards d’heures par an aux corvées d’eau,
soit l’équivalent d’une année de travail de toute la population active de la France. Au Kenya, la corvée d’eau peut utiliser
jusqu’à 85 % de l’apport calorique journalier des femmes. Mais lorsque les femmes s’engagent en faveur d’une cause, aucun
obstacle n’est de taille à les arrêter. Au Népal,
des femmes ont gravi le mont Everest pour sensibiliser le public à l’importance de l’environnement et de l’égalité des sexes.
Action contre le VIH et le sida
Près de la moitié des séropositifs du monde
sont à présent des femmes, mais en Afrique, où l’épidémie a atteint une ampleur maximale, les jeunes femmes risquent trois
fois plus l’infection par le VIH que les jeunes hommes.
L’inégalité des sexes fait que les femmes n’ont pas le
contrôle de leur propre corps et de leur existence autant que les hommes. Elles se heurtent à des obstacles en matière de
négociation de pratiques sexuelles à moindre risque, tels que la dépendance économique et la violence. En Équateur,
le PNUD et la Coalition équatorienne des personnes vivant avec le VIH/sida a formé 400 moniteurs et monitrices qui interviennent
auprès de plus de 50 000 personnes dans le cadre d’activités de prévention et de plaidoyer visant à réduire la discrimination,
en particulier à l’égard des femmes vivant avec le VIH.