Lire en: Español  English 

08 mars 2009
Journée de la femme: témoignages de force et de courage

Vidéos

Entrepreneuses de la campagne turkmène | Version large


Situation des femmes en Syrie et au Yémen | Version large


Galerie photos:

Femmes du monde

Audio:

Des membres du PNUD évoquent les défis auxquels sont confrontées les femmes en zones de conflit:

Autres histoires de femmes:



Femmes Karimojong du nord-est de l'Ouganda (Photo PNUD)

La Journée internationale de la femme, le 8 mars, offre l’occasion de rappeler au monde les accomplissements économiques, politiques et sociaux des femmes.

L’égalité des sexes est d’une importance cruciale pour le processus du développement et pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

En dépit des progrès, les femmes représentent encore 60 % des populations les plus pauvres, moins de 16 % des parlementaires du monde et les deux tiers des illettrés du monde. Par ailleurs, en périodes de conflit armé ainsi que dans l’intimité de leurs foyers, elles sont toujours systématiquement victimes de violences.

Cependant, l’histoire quotidienne de leur vie témoigne de leur résilience, de leur force et de leur courage. Elles jouent un rôle clé dans les domaines de la gouvernance démocratique, de l’atténuation de la pauvreté, de la prévention des crises, de la protection de l’environnement et de l’action contre le VIH/sida.

Gouvernance démocratique

Inde: des représentantes de diverses associations villageoises plaident pour des emprunts. (Photo: PNUD)
En janvier 2008, sept chefs d’État élus sur 150 et chefs de gouvernement sur 192 étaient des femmes. Au niveau mondial, seuls 16 % des postes ministériels sont occupés par des femmes. En dépit des difficultés, Jacinta Correia, au Timor-Leste, et Meena Devi, en Inde, sont des exemples de femmes qui disposent d’un pouvoir réel au sein d’institutions de gouvernance. Par le biais de partenariats avec le PNUD, elles prennent des décisions importantes qui contribuent à façonner l’avenir des familles de leurs pays respectifs.

Réduction de la pauvreté

Les femmes constituent plus de 50 % de la population mondiale mais ne possèdent qu’un pour cent de la richesse mondiale. De par le monde, 75 % des femmes ne peuvent pas obtenir de prêts bancaires du fait qu’elles n’ont pas d’emploi permanent ou de biens à offrir en garantie. C’est pourquoi les autorités gouvernementales, le secteur privé et l’ensemble de la société doivent réduire les inégalités entre les sexes : c’est là une mesure cruciale pour réduire la pauvreté. Mais les femmes prennent aussi elles-mêmes des initiatives dans ce sens. Au Turkménistan, elles transforment leurs activités artisanales en des entreprises florissantes grâce à des partenariats conclus avec le PNUD.  En Ouganda, elles sont de plus en plus nombreuses à donner naissance dans un cadre hospitalier, favorisant leur propre santé ainsi que celle de leurs enfants.

Prévention des crises et relèvement

La violence envers les femmes et les filles est un problème qui a pris de proportions de pandémie. Au moins une femme sur trois, de par le monde, a été battue, contrainte d’avoir des relations sexuelles, ou maltraitée d’autre manière au cours de son existence. Le Secrétaire général des Nations Unies a réitéré l’appel en faveur de l’élimination de la violence envers les femmes et les filles. Dans les situations de crise et d’après-crise, la violence à l’encontre des femmes s’aggrave encore et elle continue de constituer un problème réfractaire. Chaque jour, quelque 50 000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, meurent du fait de l’insuffisance des logements, de la pollution de l’eau et du manque d’assainissement. Le personnel du PNUD au Soudan, en Ethiopie et à Gaza, s’occupe des difficultés auxquelles les femmes font face dans les zones de conflit.

Environnement et développement durable

Les gens les plus pauvres et les plus vulnérables de notre planète, dont 60 % sont des femmes, dépendent de leur environnement naturel pour gagner leur vie et nourrir leur famille. Dans les régions pauvres, les femmes et les filles sont chargées de travailler dans les champs, de moudre le grain et d’approvisionner les familles en eau. Selon une estimation, les femmes de l’Afrique subsaharienne consacrent 40 milliards d’heures par an aux corvées d’eau, soit l’équivalent d’une année de travail de toute la population active de la France. Au Kenya, la corvée d’eau peut utiliser jusqu’à 85 % de l’apport calorique journalier des femmes. Mais lorsque les femmes s’engagent en faveur d’une cause, aucun obstacle n’est de taille à les arrêter. Au Népal, des femmes ont gravi le mont Everest  pour sensibiliser le public à l’importance de l’environnement et de l’égalité des sexes.

Action contre le VIH et le sida

Près de la moitié des séropositifs du monde sont à présent des femmes, mais en Afrique, où l’épidémie a atteint une ampleur maximale, les jeunes femmes risquent trois fois plus l’infection par le VIH que les jeunes hommes.

L’inégalité des sexes fait que les femmes n’ont pas le contrôle de leur propre corps et de leur existence autant que les hommes. Elles se heurtent à des obstacles en matière de négociation de pratiques sexuelles à moindre risque, tels que la dépendance économique et la violence. En Équateur, le PNUD et la Coalition équatorienne des personnes vivant avec le VIH/sida a formé 400 moniteurs et monitrices qui interviennent auprès de plus de 50 000 personnes dans le cadre d’activités de prévention et de plaidoyer visant à réduire la discrimination, en particulier à l’égard des femmes vivant avec le VIH.