23 octobre 2009 Au Nigeria, les CFC sont en passe de disparaître
 | | Don récent d’équipement sans CFC
à l’Association nigériane de ingénieurs du froid du conditionnement d’air (Photo : PNUD) | Avec
l’aide du PNUD, en collaboration avec les autorités gouvernementales, le Nigéria accomplit d’importants progrès pour se mettre
au vert, grâce au lancement d’un projet de 13 millions de dollars américains qui permettra d’éliminer progressivement le chlorofluorocarbone
(CFC) des appareils ménagers comme les réfrigérateurs et les climatiseurs.
Le Nigéria n’a qu’une poignée d’entreprises
qui fabriquent des réfrigérateurs, mais représente un marché en plein essor pour les climatiseurs et réfrigérateurs de deuxième
main récupérés en Europe. Ces appareils réfrigérants, devenus indispensables pour la plupart des Nigérians, utilisent des
gaz qui grignotent la couche d’ozone qui protège la Terre des rayons nocifs du soleil.
Administré par l’Unité mise
en œuvre et de gestion du programme sur l’ozone du PNUD (OPIAMU), le projet vise à inciter les fabricants de réfrigérateurs
et les différentes sociétés impliquées dans le commerce des réfrigérateurs et des climatiseurs de deuxième main à abandonner
les CFC en faveur de substances plus protectrices de la couche d’ozone.
Les fabricants de mousse, qui utilisent
aussi des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, sont par ailleurs alertés et leurs usines outillées de manière à
pouvoir utiliser ce type de matières.
Le projet a également prévu des stages de formation à plus de 700 fonctionnaires
des services douaniers nigérians et à d’autres membres des services de répression de la pollution chimique leur permettant
de faire cesser l’importation des matières à base de CFC.
Lors d’un ces stages, des fonctionnaires du PNUD et du
ministère de l’environnement du Nigéria ont démontré aux participants de l’Association nigériane des ingénieurs du froid et
du conditionnement d’air de 17 des 36 états que compte le Nigéria, notamment la capitale, comment convertir les frigos et
climatiseurs alimentés par les CFC en appareils utilisant des gaz protecteurs de la couche d’ozone.
A cette occasion,
les instructeurs leur ont remis le matériel de conversion nécessaire, y compris la documentation sur des « outils de réfrigération
moins nocifs pour l’environnement », ainsi que l`équipement de recyclage et les pièces détachées.
Désormais, les
appareils réfrigérants de deuxième main seront alimentés par des gaz protecteurs de la couche d’ozone plutôt que par des CFC.
En présentant ce matériel, le ministre nigérian de l’environnement, John Odey, a exhorté les techniciens présents à faire
bon usage des nouveaux moyens techniques mis à leur disposition.
Le président des associations, S.K. Rufai, également
présent, a rendu hommage aux efforts de collaboration du PNUD et des autorités fédérales du Nigéria. Il s’est engagé au nom
de ses membres à faire bon usage de ce matériel et à gérer attentivement les opérations de récupération et de recyclage des
CFC.
D’après David Omotocho, le principal conseiller technique du projet, la consommation des CFC du Nigéria a
reculé de 352,4 tonnes à la date du lancement du projet en 2004 à 16,50 tonnes à présent. D’ici le 1er janvier 2010, le pays
devrait cesser toute importation de gaz CFC.
Le projet est financé dans le cadre du Protocole de Montréal relatif
à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et est administré par le PNUD.
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