23 September 2009 Le PNUD appuiera les prochaines élections burundaises
 | | Burundais pendant une campagne de sensibilisation (Photo: PNUD) | Bujumbura,
le 22 Septembre - Le PNUD va gérer un fonds commun de 44 millions de dollars destinés à appuyer le processus électoral
au Burundi en 2010, marquant ainsi un pas important de la transition vers une paix durable pour le pays.
L’année
2010 sera une date historique pour le Burundi qui enregistrera pour la première fois la fin d’un cycle électoral sans rupture.
En 2005, après des années de guerre, une nouvelle constitution a été adoptée avec 90 % de voix et le pays a organisé
divers scrutins : local, parlementaire et présidentiel.
Lors des élections de 2010, les Burundais voteront pour
les représentants locaux, les parlementaires et le Président de la république.
Le projet aidera à gérer le programme
d’assistance technique électorale et appuiera la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à organiser les scrutins.
Il permettra en outre de promouvoir l’éducation civique électorale, les droits de l'Homme, la couverture médiatique et la
participation des femmes aux élections, tout en s’assurant que les votes se déroulent en toute sécurité.
Le document
de projet a été signé le 18 septembre 2009 par Augustin Nsanze, Ministre burundais des Affaires étrangères et de la coopération
internationale et Gustavo Gonzalez, Directeur pays du PNUD.
Au cours de la cérémonie de signature, Nsanze a souligné
l'importance de la transparence électorale. Gonzalez a pour sa part indiqué que les institutions nationales du Burundi ont
plus de capacités qu'en 2005. Il a toutefois souligné que le projet nécessiterait une forte coordination de tous les partenaires
au développement, y compris les ONG.
Plusieurs donateurs, dont la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni,
la Suède, la Chine, l’Afrique du Sud, le Canada, le Danemark et le Japon devront fournir 26 millions de dollars pour le projet.
Les autres partenaires qui ont déjà contribué à hauteur de 18 millions de dollars sont le PNUD, la Norvège, la
Belgique, la Commission européenne et la Suisse.
Le Gouvernement du Burundi a déjà affecté 6 millions de dollars
pour le projet et a également demandé à l'Union africaine (UA) de déployer des observateurs pour suivre le processus électoral
du début jusqu'à la fin.
Depuis 2004, des progrès importants ont été accomplis dans la consolidation de la paix
au Burundi, avec la démobilisation de plus de 60 000 ex-combattants, le retour de plus de 400 000 réfugiés et, plus récemment,
la création d'une Commission électorale indépendante (CENI). Le projet est appelé à poursuivre ces progrès.
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