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Contacts
Pour de plus amples informations et pour accéder au Rapport sur le développement humain dans la région Asie-Pacifique 2010 ainsi qu’au dossier de presse complet (disponibles en anglais uniquement), voir : http://www2.undprcc.lk/ext/pvr/ À Bangkok: Cherie Hart, téléphone: +66 2 288-2133 , Mobile: (66 81) 918 1564 , cherie.hart@undp.org À New Delhi: Surekha Subarwal, téléphone+91 11 2462 8877 ext. 346, Mobile: +91 98 1015 3924 , surekha.subarwal@undp.org À Colombo: Rohini Kohli, téléphone: +94 11 452-6400 ext. 122, rohini.kohli@undp.org 08 March 2010 Nouveau rapport: un point tournant pour légalité des sexes dans la région Asie-PacifiqueNew Delhi, le 8 mars 2010 ― Si la région
Asie-Pacifique peut s’enorgueillir de la dynamique transformation économique des dernières décennies, cette transformation
ne s’est pas accompagnée de progrès en matière d’égalité des sexes. La discrimination et la négligence
mettent en cause la survie des femmes dans la région, où elles pâtissent de certains des taux les plus faibles au monde de
représentation politique, d’emploi et de propriété foncière. Leur manque de participation a également pour effet de déprimer
la croissance économique. Tels sont certains des constats du Rapport sur le développement humain dans
la région Asie-Pacifique 2010 parrainé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui a été lancé aujourd’hui.
« L’autonomisation des femmes est indispensable à la réalisation des objectifs de développement généraux
ainsi qu’au renforcement de la croissance économique et du développement durable », a dit aujourd’hui l’Administrateur du
PNUD Helen Clark lors de la cérémonie de lancement du rapport intitulé Power, Voice and Rights: A Turning Point for Gender
Equality in Asia and the Pacific [Pouvoir, voix et droits : point tournant pour l’égalité des sexes dans la région Asie-Pacifique].
« La politique, a-t-elle noté, doit favoriser l’égalité des sexes, de manière à ce que les femmes puissent, comme les hommes,
bénéficier de la création d’emploi et des investissements dans l’infrastructure sociale. » Le rapport se
concentre sur trois domaines clés, à savoir le pouvoir économique, le processus décisionnel politique et les droits reconnus
par la loi, pour analyser ce qui freine la promotion des femmes et comment l’on peut modifier les politiques et les attitudes
pour favoriser la progression vers l’égalité des sexes. L’Asie, note le rapport, est parvenue à une croisée de chemins et,
par la mise en place des politiques voulues dès aujourd’hui, les pays de la région pourront instaurer des changements positifs. Coûts de la discrimination Le manque de participation des femmes à la force
de travail coûte à la région des milliards de dollars par an. Selon des estimations conservatrices, dans les pays tels que
l’Inde, l’Indonésie et la Malaisie, le PIB pourrait augmenter de 2 à 4 % par an si les taux d’emploi des femmes augmentaient
pour se situer à 70 %, niveau plus proche de celui de nombreux pays développés. Les femmes sont moins
nombreuses que les hommes à occuper des emplois rémunérés dans tous les pays de la région, l’Asie du Sud et l’Asie de l’Est
présentant toutefois des contrastes marquants. Près de 70 % des femmes de l’Asie de l’Est ont un travail rémunéré, soit bien
davantage que la moyenne mondiale de 53 %, dans des pays tels que le Cambodge, la Chine et le Viet Nam, par exemple. En revanche,
en Asie du Sud, en Inde et au Pakistan par exemple, moins de 35 % des femmes ont des emplois rémunérés. Le contraste sur ce
point entre les deux sous-régions s’inscrit en parallèle à la tendance à la croissance en long terme, plus forte en Asie de
l’Est. Malgré des lois qui garantissent un salaire égal à travail égal, la rémunération des femmes est
toujours considérablement inférieure à celle des hommes dans la région, l’écart variant de 54 % à 90 %. Les femmes « se retrouvent
systématiquement à occuper certains des emplois les pires et les moins payés, qui sont souvent des emplois dont les hommes
ne veulent pas ou qui sont considérés comme étant « naturellement » des emplois féminins », note le rapport. Les
indicateurs de la condition féminine: souvent faibles dans la région L’Asie du Sud se classe
souvent à l’avant dernier rang mondial selon les indicateurs d’égalité des sexes, immédiatement avant l’Afrique subsaharienne,
l’Asie de l’Est ayant souvent, elle, de meilleurs résultats dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’emploi.
C’est ainsi, par exemple, que près de la moitié des femmes adultes d’Asie du Sud sont illettrées, leur
taux d’alphabétisation étant le plus faible du globe, alors que dans la région Asie de l’Est et Pacifique, les taux d’alphabétisation
des femmes se situent au-dessus de la moyenne mondiale. L’espérance de vie des femmes d’Asie du Sud est inférieure de cinq
ans à celle des hommes. Et le taux de décès de femmes à l’accouchement est plus fort dans cette sous-région, soit 500 décès
pour 100 000 naissances vivantes, que partout ailleurs au monde, sauf en Afrique subsaharienne. Petit
nombre de femmes exerçant des fonctions politiques Les femmes de la région Asie-Pacifique ne
détiennent qu’une poignée de sièges parlementaires, moins que nulle part ailleurs, à l’exception de la région des États arabes,
et accèdent rarement à des fonctions élues. La sous-région du Pacifique compte quatre des six pays au monde ne possédant pas
de femmes parmi leurs législateurs. Des femmes qui disparaissent On
assiste à une aggravation du problème des « filles manquantes », qui provient de naissances plus nombreuses de garçons que
de filles, attribuées à des avortements plus fréquents de fœtus de sexe féminin, ainsi que de décès féminins plus nombreux
en raison de carences des soins de santé et de la nutrition. Le déséquilibre entre les sexes à la naissance est le plus marqué
en Asie de l’Est, où il nait 119 garçons pour 100 filles. La Chine et l’Inde compte plus de 85 millions
de « femmes manquantes » sur les près de 100 millions dont on estime qu’elles sont mortes du fait d’une discrimination en
matière de soins de santé, d’accès à la nutrition ou de négligence pure, ou parce qu’elles ne sont pas nées, constate le rapport.
Peu de femmes possèdent des propriétés foncières. Bien qu’elles occupent une place prédominante
dans l’agriculture, elles ne dirigent que 7 % des exploitations agricoles, contre 20 % dans la plupart des autres régions
du monde. « L’inégalité des sexes omniprésente constitue un obstacle au progrès, à la justice et à la
stabilité sociale, et prive la région d’une source important de potentiel humain », conclut le rapport. Des
lois retardataires Les dispositions législatives en vigueur n’aident guère. La région marque
un retard considérable dans divers domaines fondamentaux, tels que la protection des femmes contre la violence, le respect
des droits acquis en matière de propriété, et même les mesures qui permettent aux gens de divorcer de façon raisonnable et
en toute connaissance de cause. « Trop
souvent, les coutumes ou les croyances religieuses sont invoquées pour justifier le fait que les lois et les systèmes juridiques
négligent, minimisent ou même, dans les pires cas, justifient des pratiques discriminatoires, en matière d’héritage par exemple,
et les multiples formes de violences visant spécifiquement les femmes », a noté Anuradha Rajivan, directrice de l’équipe multinationale
qui a élaboré le rapport. Par ailleurs, signale le rapport, de nombreuses femmes se voient également refuser
l’accès à la justice si cela met en cause leur mari, d’autres membres de la famille ou le statu quo général. L’élimination des obstacles qui s’opposent à
ce que les femmes puissent posséder des biens, tels que la terre, l’expansion de l’emploi rémunéré, les mesures visant à assurer
la sécurité des migrations et l’investissement dans des services d’éducation et de santé de haute qualité figurent parmi les
principales solutions préconisées face à ces problèmes. Le rapport recommande des réformes constitutionnelles,
une formation des personnels de l’appareil judiciaire et des forces de l’ordre aux pratiques sensibles aux sexospécificités
et une interprétation progressiste des principes religieux qui reconnaîtrait la valeur égale de tous les êtres humains. Il
pourrait y avoir lieu d’application des quotas, ainsi que des sanctions en cas de non respect, pour accroître la participation
des femmes à la vie politique. Les femmes pourraient aussi bénéficier d’une promotion plus résolue dans les partis politiques
et l’on pourrait faire appel à elles en tant que médiatrices en faveur de la paix en temps de crise. «
L’égalité des sexes n’équivaut pas à une parfaite similitude; elle englobe au contraire le respect de la diversité et des
libertés, a déclaré Mme Rajivan. En dernière analyse, c’est une question de volonté politique impulsée par une action publique.
Mais l’égalité ne peut pas venir exclusivement d’en haut; une authentique transformation exige aussi un changement attitudinal
de la part de chacun de nous. » AU SUJET DU RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT HUMAIN DE LA RÉGION ASIE-PACIFIQUE
: Les rapports sur le développement humain de la région Asie-Pacifique sont aujourd’hui une série de publications régulières
du Bureau régional du PNUD pour l’Asie et le Pacifique. Ils fournissent des analyses en continu des questions de développement
essentielles s’inscrivant dans le long terme et intéressant les pays ainsi que l’ensemble de la région. La série des rapports
sur le développement humain de la région Asie-Pacifique offre à la région une plate-forme propice aux dialogues et aux débats
visant à appuyer un développement axé sur les gens. AU SUJET DU CENTRE RÉGIONAL DU PNUD POUR LA
RÉGION ASIE-PACIFIQUE : Le Centre régional du PNUD pour la région Asie-Pacifique a été établi à Colombo en janvier 2005 pour
desservir les pays de la région. Centre de connaissances et d’expertise en matière de développement, il fournit des services
de conseils de politiques, de renforcement des capacités et de plaidoyer. Le PNUD est à l’œuvre dans 37 pays de la région
Asie-Pacifique. |
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